Tinta Blava | Bleu autour, éditeur

Jeter des ponts entre les lieux, les langues et les temps ; dire l’exil, déjà celui de l’enfance. ...Suite




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J’aimais bien aller à l’école ; ça changeait de d’habitude ; ça donnait l’impression que d’être enfant, ça pouvait être agréable. À la maison, on avait toujours le sentiment de déranger. Si on jouait dans le foin, on chamboulait tout, si on s’approchait du feu pour tourner les casseroles avec le tisonnier, les grands poussaient les hauts cris et parlaient de calamité, et si on ramassait une pierre ou un bout de bois pour jouer, on mettait la pagaille. Il n’y avait que quand on aidait à traire, à éplucher les patates, à porter du bois qu’on était en lieu sûr.

Tinta Blava
Bleu autour commercialise en direct les ouvrages littéraires (romans, polars) traduits du catalan qu’ont publiés de 2000 à 2009 les éditions Tinta blava fondées par Llibert Taragó, en particulier Gloire incertaine, suivi de Le vent de la nuit, de Joan Sales (traduction Bernard Lesfargues et Marie Bohigas), et Rue des Camélias, de Mercè Rodoreda.
11 résultats dans le catalogue "Tinta Blava"
Gloire incertaine

Écrit par un témoin du camp des vaincus, il ne contenait aucun message politique et ne se laissait nullement aller à une exaltation partisane facile. J’y retrouvais cette même douleur face à la destruction irrémédiable qui me touchait dans le recueil de poèmes Les nuages de Luis Cernuda, une... suite 

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Chasse à l’ombre

À Llobarca, un petit village frontalier du petit état de Somorra, inscrusté entre la France et la Catalogne, quelques rares maisons sont encore occupées. L’une l’est par Tomàs, son oncle et ses vaches. La vie du jeune paysan est dominée par les routines rurales dans un monde où la contrebande... suite 

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Qui tient l’oseille tient le manche

Dans la Barcelone de la fin des années 90, l’argent facile est partout, sauf dans les poches de Max Riera, ancien hippy qui vivote en écrivant. Mais quand un ancien copain d’école refait surface pour lui proposer d’écrire le scénario d’une série TV bien noire à grands coups... suite 

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Le Jour de l’Ours

Prats-de-Mollo a peur… Peur de l’armée française qui occupe le village depuis le 17e siècle ; peur de Bernadette exilée de force il y a huit ans pour un acte d’immoralité et qui rentre de Barcelone en raison du suicide de sa mère annoncé par un fax ; peur de l’ours des Pyrénées dont, selon la... suite 

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Rue des camélias

Il a écrit Cecília et au moment où il allait l’écrire une seconde fois une fenêtre s’est ouverte à la volée et il a pris peur. Le crayon lui est tombé des mains et il n’a pas pu le retrouver. Il m’a enlevé l’épingle, les bouts de ses doigts se sont mouillés à la bave du bavoir, et il a accroché... suite 

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Anna K.

Anna K. respire par petites gorgées, hors d’haleine, lorsque les premières lueurs bleues de l’aube commencent à redessiner le paysage. Le nouveau jour, tel une fatalité insurmontable, est revenu dans ses yeux. Un froid vif, humide, bleu, la fait trembler jusqu’aux os. Elle s’assied sur le muret de... suite 

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Le saut de l’ombre

C’était un palmier rondelet, de ceux qu’on dit parfois en état de grossesse là où ils croissent, parce qu’au milieu du tronc il y a une proéminence sphérique, et, comme ils ne sont pas très hauts, on peut y voir la figure ferme et solide d’une femme enceinte. Les feuilles... suite 

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Le rapt, le mort et le Marseillais

– Tu as gagné le gros lot, mon gars. Le Marseillais m’a demandé que tu l’accompagnes sur une enquête. Il y a eu un bref silence et quand il a poursuivi, sa voix avait changé. On sentait presque une pointe d’envie. – Écoute-moi bien. On est tous passés, à un moment ou un autre, entre ses mains,... suite 

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Petit à petit l’oiseau fait son nid

Le bureau était vide ; je veux dire qu’il n’y avait plus un seul meuble. Sur le mur, des taches plus claires là où, avant, étaient accrochés le graphique et les calendriers. Des feuilles de journaux froissés et graisseux, comme il en reste toujours dans un appartement après un déménagement.... suite 

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Dans la ville en chantiers

La coupole en fer forgé laissait voir les oiseaux piailleurs qui traversaient le ciel comme les éclairs dans un dessin animé, tandis que, à l’intérieur, les flocons printaniers transportés par l’air se confondaient avec le bois de la jalousie et les feuilles des plantes de tailles et de formes... suite 

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Pierre d’éboulis

Je savais qu’il était mort et que je ne l’aurais plus jamais à mes côtés, parce que la guerre c’est le mal qui se vautre sur la terre pour la laisser couverte de serpents, et de feu, et de couteaux la pointe en l’air. Et moi, j’allais pieds nus, avec mes enfants sans rien d’autre que mes yeux... suite 

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