Jeter des ponts entre les lieux, les langues et les temps ; dire l’exil, déjà celui de l’enfance. ...Suite




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Comment vivre séparée de la langue de son père, l’arabe ? Leïla Sebbar témoigne de son obstination d’écrivain face à cette question pour elle lancinante, depuis l’Algérie coloniale, où elle est née d’un père algérien et d’une mère française, jusqu’à Paris, où elle écrit son père dans la langue de sa mère. L’un de ses livres les plus personnels et émouvants.
 
Deuxième édition revue et augmentée.

ECHOS DE LA PRESSE

Écouter la présentation du livre par son auteur sur le site lechoixdeslibraires.com.
 
Lire la chronique de Pierre Assouline sur son blog :
« Une discrète pépite dans le magma de la production de la rentrée. […] Ce texte bref et émouvant, écrit dans une langue impeccable, est mû par un rythme lancinant, un mouvement secret qui tourne autour d’une antienne revenant en cadence : « Comment vivre séparée de la langue de mon père ? » […] Leïla Sebbar atteint à l’universel par la simple évocation de la langue de tous les jours, non une langue à comprendre avec de vrais mots mais juste des sons accompagnant des gestes domestiques. »
 
Lire l’article « Assia Djebar et Leïla Sebbar : une jeune Algérienne qui rêvait en français » de Robert Solé dans Le Monde des livres, le 22 novembre 2007 :
« La petite fille modèle, nourrie des romans de la comtesse de Ségur, finira par se réfugier de l’autre côté de la mer, dans le silence des bibliothèques. Mais, un jour, renonçant à cette “protection meurtrière”, elle ira à la rencontre des Algériennes exilées, dans les squares et les cafés arabes de Paris : ces mères “musulmanes, analphabètes, séquestrées”, qui deviendront les héroïnes de ses propres livres. »
 
Lire l’article de Sophie Deltin dans Le Matricule des Anges :
« Il y a quelque chose d’une intranquillité résolue, voire d’un orgueil buté dans le travail de mémoire que Leïla Sebbar, sous forme d’un hommage continué adressé au père, entreprend depuis voilà plus de vingt ans. […] Leïla Sebbar fait preuve d’une extraordinaire « patience » à recréer du lien et à retramer l’histoire d’une filiation rompue. Fille de son père, un Algérien laïc […] et non moins musulman, et de sa mère, une « Française de France », catholique et institutrice, l’écrivain remonte le cours de cette déliaison originelle qui est devenue chez elle le site de l’écriture. »
 
Lire l’article d’Alain Mascarou dans la Revue Europe  de novembre 2008 :
« À la lecture de la méthodique enquête à laquelle se livre Leïla Sebbar dans L’arabe comme un chant secret, on a le sentiment, au fur et à mesure que s’enfonce la sonde, d’une respiration de plus en plus large et libre, celle de l’écrivain qui s’arrache, avec une détermination sans faille, au « monolinguisme de l’autre (Derrida). […] Sa langue d’écriture a été léguée à Leïla Sebbar par son père algérien, langue choisie par lui, par amour. Et son imaginaire à elle de l’arabe l’identifie à une langue-mère, protectrice du père-enfant. Langue foncièrement orale, privée, usuelle, accordée à des gestes, des rythmes et des rites, à ce sacré du quotidien, langue quasi vernaculaire. »

Papier

  • 13 x 17 cm

  • 120 pages

  • 10 €

  • mai 2010

  • ISBN 978-2-35848-015-4

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