Jeter des ponts entre les lieux, les langues et les temps ; dire l’exil, déjà celui de l’enfance. ...Suite




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Olav H. Hauge (1908-1994) est considéré comme le plus grand poète norvégien de la seconde moitié du XXe siècle.
Par leur simplicité, leur densité, leur concision, ses poèmes recèlent l’évidence et le mystère des choses, une présence au monde immédiate, où l’humour, le désespoir, la joie et la paix ont leur place. On pense à Bashô, Char, Hölderlin, Michaud, qu’il a lus.
Des photographies de François Monnet, prises dans les fjords qu’habitait Olav H. Hauge, accompagnent ces poèmes.
 
Deuxième édition

ECHOS DE LA PRESSE

Lire la critique de Mathieu Meyrignac sur le site du Centre national du livre :
« Olav H. Hauge (1908-1994) est considéré, avec Rolf Jacobsen (1907-1994) et Paal-Helge Haugen (né en 1945), comme l’une des voix les plus importantes de la poésie norvégienne du XXe siècle. […] La spécificité de son écriture [réside] sans doute dans l’alliance d’une voix simplifiée et débarrassée des afféteries de l’abstraction et d’un renvoi permanent et implicite à la culture poétique mondiale. Ainsi intitule-t-il, par exemple, un de ses textes « Basho », du nom du poète japonais (Matsuo Basho, 1644-1694) créateur du haïku, sans pour autant se départir de sa veine concrète (« Pas en auto / ni en avion / même avec un traîneau à foin… ») […] Il faut se souvenir à quel point la vie et la poésie sont synonymes pour Olav H. Hauge, à quel point il est sensible à l’unité profonde qui lie tous les actes de son existence. Son œuvre parle de son activité quotidienne (« Les pommes sont vertes et piquées. / Cependant je les cueille et je les trie / et les range dans des caisses à la cave. ») tout en affirmant, symétriquement, que l’essence même de son écriture en naît (« Nouvelle nappe jaune sur la table . / Et nouvelle feuille blanche ! »). »
 
Lire la critique de Richard Blin dans la 99e livraison du Matricule des anges :
« À droite, un poème dont l’écriture semble tenir de la diligence de l’oiseau du matin se posant sur la glace d’une nuit ; à gauche, une photographie éclairant de son aumône de lumière la nuit du souvenir. D’un côté, donc, des poèmes extraits de l’œuvre d’un des plus grands poètes norvégiens, Olav H. Hauge (1908-1994) ; de l’autre, la vision que garde François Monnet de la Norvège, un pays dont il tomba amoureux, au début des années 70, et où il s’installa et fonda une famille. Un livre de neige, de vent et d’authenticité. « Les meilleurs de mes poèmes ont été faits dans une froide transuillité, dans les bois, avec une chique de tabac dans la bouche et une hache à la main », dit Olav H. Hauge. Des poèmes d’une authenticité évangélique où il condense le plaisir comme l’angoisse d’être d’un homme qui, enfant, vit mourir deux de ses frères et une de ses sœurs, et qui chercha refuge dans le rêve et les visions. Une échappatoire dont il paiera le prix fort — dépression, folie, internement psychiatrique — avant de revenir travailler à la ferme familiale puis d’exploiter son propre verger. Autodidacte, il connut la solitude jusqu’aux années 70 qui lui apportèrent une certaine notoriété et virent son poème « C’est le rêve » devenir l’emblème de toute une génération.
[…] Un beau livre où photographe et poète cherchent à capter l’écho de quelques traces pures, l’ombre de cette émanation première qui donne le sentiment d’appartenir à une totalité sensible. »

Papier

  • 13 x 17 cm

  • 112 pages

  • 17 €

  • mars 2011

  • ISBN 9782358480239

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