Jeter des ponts entre les lieux, les langues et les temps ; dire l’exil, déjà celui de l’enfance. ...Suite




38 avenue Pasteur
03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule
France
+33 (0)4 70 45 72 45
dialogue {at} bleu-autour {point} com

« Devrait-on le taire parce que c’est attendu ? Dans ce recueil qu’il publie l’année de sa mort, Sait Faik est au sommet de son art. À la manière d’un Fellini, il convoque tous les personnages de sa vie : provinciaux ridicules et attachants, femmes légères et Mères Courage, pêcheurs grecs de son île, proxénètes d’Istanbul, poissons et mouettes à l’agonie. Et, tel le peintre qui, sur ses dernières toiles, ne s’embarrasse plus guère des contours mais fait primer la couleur, le mouvement et le rythme, Sait Faik déploie son petit monde de perdants – et lui avec – dans un carrousel grinçant et fascinant. »
Nedim Gürsel

ECHOS DE LA PRESSE

Lire l’article de Thierry Cecille dans Le Matricule des anges :
« Baudelairien “homme des foules”, Sait Faik dissimule sans doute, au cœur des phrases, une douleur sourde (“La solitude a envahi le monde”), mais aussi une rage de vivre et d’aimer : en lui, jusqu’à la fin, “la clarté scintille”. »
 
Lire l’article « Istanbul, grisaille et griseries » de Marc Semo dans Libération, le 27 décembre 2007 :
« Chroniqueur d’une métropole décatie avec ses monuments et palais délabrés témoignant d’une splendeur perdue, Sait Faik rôde dans les faubourgs de l’humanité. »
 
Lire l’article de François Zabbal dans Qantara :
« Le dernier recueil de nouvelles de l’écrivain d’Istanbul, peintre des petites gens et de la vie quotidienne des années 40 et 50, dont le style novateur prend appui sur « ce turc du Levant finissant, où se mêlent quelques mots grecs, français et même judéo-espagnols » (Nedim Gürsel, préface). »
 
Écouter l’émission « Les Mardis littéraires » avec Jean-Baptiste Harang et Pascale Casanova sur France culture, le 29 janvier 2008 :
« L’œuvre de Sait Faik : épatant et poétique. […] Il a une sympathie pour les petites gens –souvent coupables : des voyous, des petits trafiquants – qui n’est pas une indulgence. C’est un constat de fraternité. […] Les traducteurs sont parvenus à rendre l’impureté revendiquée de la langue et du contenu : Sait Faik choisit délibérément de se placer dans l’irrégularité.
[…] On lit notamment dans Un serpent à Alemdag : « Dans la rue, dans une boutique, dans un endroit très fréquenté, on peut regarder le visage de n’importe qui et bâtir une histoire sur un bout de sa vie. » Il me semble que cela résume assez bien ce que l’on peut trouver dans les recueils de Sait Faik. »
 
Lire l’article « Rêve d’Istanbul » de Timour Muhidine dans Le Monde diplomatique, février 2008
« Sait Faik est le plus grand nouvelliste turc du XXe siècle. Son œuvre se résume à un ensemble de nouvelles qui composent un hymne à la ville maritime [Istanbul]. Un serpent à Alemdag, le dernier recueil publié de son vivant, en 1954, porte avec panache la marque de son spleen et de son attachement aux laissés-pour-compte. Plus exactement de la tendresse qu’il leur dédie. »

Papier

  • 14 x 22 cm

  • 160 pages

  • 14 €

  • octobre 2007

  • ISBN 978-2-9120-1957-8

Numérique

Version numérique
non disponible
pour l’instant

Audio seul

Version sonore
non disponible
pour l’instant

Thème-s

Préface

Postface

Sans

Direction

Sans

Illustrations

Sans

Télécharger

Couverture

X
X