Jeter des ponts entre les lieux, les langues et les temps ; dire l’exil, déjà celui de l’enfance. ...Suite




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Orhan Veli (1914-1950) est avec Nâzim Hikmet l’introducteur du vers libre dans la poésie turque, où son œuvre, empreinte d’humour, de dérision, de lucidité, plus encore d’humilité et de simplicité, fit l’effet d’une « révolution », selon le mot de Enis Batur. Qu’ils évoquent l’enfance, le printemps, la mer, les femmes, les poèmes de Orhan Veli constituent des rues ouvertes à toutes les rencontres, ils sont les pierres et les gens de la plus vivante des cités, Istanbul. Plus d’un demi-siècle après sa mort, il suffit en Turquie de dire Orhan Veli pour, bien souvent, s’entendre citer quelques vers de lui : « Bien-aimée qui ne vient pas en plein jour / Ne viendra jamais après minuit. » Il s’agit du premier recueil en langue française rassemblant tous les poèmes en vers libres de ce grand poète européen du XXe siècle.
 
Deuxième édition

ECHOS DE LA PRESSE

Lire l’article de Marc Semo dans Libération du 25 juin 2009 :
« Certains de ses poèmes, dont “J’écoute Istanbul”, sont devenus des classiques dont tout Turc un peu cultivé connaît quelques vers. À la manière d’un Robert Desnos ou d’un Prévert, Veli a un humour grinçant et tendre pour peindre les petites gens d’Istanbul ou ses propres déboires amoureux : “Bien-aimée qui ne vient pas en plein jour / Ne viendra jamais après minuit.” […] Intellectuel francophone et francophile d’une Turquie républicaine qui voulait devenir pleinement européenne, ce fils d’un musicien de l’orchestre impérial aimait aussi bien Villon, La Fontaine et Baudelaire qu’André Breton. Il traduisait leurs livres en turc. Ce marginal décida de toujours le rester. »
 
Lire l’article de Julia Moldoveanu dans le n°67 de Regards de décembre 2009 :
« Silhouette cunéiforme mince et élégante qui traverse le paysage poétique entre Istanbul et Ankara, Orhan Veli est né à l’embouchure de deux époques. Là où le grand Empire ottoman finissant se jetait dans le siècle naissant de la Première Guerre. La République d’Atatürk apportait un vrai bouleversement linguistique, l’alphabet latin remplaçait l’alphabet arabe, l’ancien ottoman était supplanté par la langue turque, plus simple et compréhensible par tous. Orhan Veli va s’emparer avec frénésie de cette époque nouvelle, commençant sa “vie de dilettante à dix-neuf ans”. Dilettante dans le sens où Rimbaud peut être un dilettante, un dilettante qui rejette la prosodie, ignore le maniérisme poétique ottoman du divan, grandiloquent et traditionnel, pour sortir dans la rue, véhiculer son langage, vivre avec légèreté une modernité qui le rend accessible au point de devenir un poète populaire. […] “Désir d’ordinaire” et refus du “poétique”. Son volume Étrange crée tout un courant. Un “premier renouveau” dans la littérature turque, venu à pas de loup, dans la simplicité déconcertante de sa poésie nue, souvent fulgurante comme le haïku : « Ce monde rend fou, / Cette nuit, ces étoiles, cette odeur, / Cet arbre fleuri de pied en cap. » Orhan Veli, mort à 36 ans, en 1950. »
 
Lire la recension du 22 mai 2009 de Florence Trocmé sur le site Poezibao
 
Lire la notice biographique de Orhan Veli sur le site de La librairie Compagnie

Lire l’article « Printemps turc et poétique » de Jean-Marc Laurent dans La Montagne Centre France, le 31 mars 2017

Papier

  • 13 x 17 cm

  • 240 pages

  • 15 €

  • mars 2017

  • ISBN 978-2-35848-085-7

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