Revue de presse
       
À propos d'Une jatte de fraises, de Véronique Bruez
 

• De l’écrivain Gabriel Matzneff, cet éloge paru sur lepoint.fr et sur son site personnel :
« Joie d’automne : la parution chez un éditeur de province, Bleu autour, d’un roman de Véronique Bruez, Une Jatte de fraises, biographie rêvée, réinventée d’un peintre strasbourgeois du XVIIème siècle tombé dans l’oubli, Sébastien Stoskopff. Ce livre d’art, qui est aussi, pour parler le jargon à la mode, une autofiction, en français on dirait un autoportrait, un roman autobiographique, j’en ai adoré le mixte de mélancolie et de gaité, la précision du style, la richesse du vocabulaire, la justesse des descriptions, la vivacité du récit. Je me réserve de dire ailleurs de manière plus développée – aux Lettres françaises précisément – l’intérêt et l’admiration que j’éprouve pour Véronique Bruez, assurément un des meilleurs écrivains de sa génération, mais ici, aujourd’hui, je conseille à tous ceux qui ont confiance en mon jugement et partagent mes enthousiasmes artistiques, de lire Une Jatte de fraises, un livre étonnamment beau et stimulant. Je leur prédis une grande joie de lecture ; ils en sortiront heureux. Oui, enrichis et heureux. »


• De Frédéric Pagès, ces lignes parues dans Le Canard enchaîné (07.11.2018) :
« Menée d’une plume alerte, cette rêverie contemplative est une splendide promenade dans la première moitié du XVIIe siècle en quête d’un fantôme “aussitôt enterré, aussitôt oublié”. Et qui retrouve ses couleurs grâce à ce petit livre prenant. »

 

• De l’écrivain Michel C. Thomas, auteur chez Gallimard de Rebeyrolle ou l'obstination de la peinture (coll. L’un et l’autre, 2009) et, chez Bleu autour, de La Discorde et Je pense à vous :
« Cette Jatte de fraises se déguste, se lit avec gourmandise, “goulûment et vite”*. Tout, à chaque page, est à profusion, en excès, érudition, préciosité, énumération… On se laisse porter, sans chercher à démêler le vrai du faux. On acquiesce à la rencontre de ce Stoskopff avec Champaigne et Poussin, à la plainte de sa mère, à ses “humeurs peccantes“ (on cherchera “peccante“ dans le Littré, et “s’apparesser”, “rimbombo” ou “rhyparographie”, “alluder” – deux fois “alluder”, pp. 28 et 102). On consent à tout. On admet même que Léonard de Vinci soit mort dans les bras du roi. C’est vif, enjoué. On partirait sur le champ à Strasbourg, on croit à l’existence de Stoskopff, et on salue bien bas Véronique Bruez. »
* Victor Hugo, Les Tuileries (et chanson de Colette Magny).

• Lire la recension de Marie-Paule Caire, à paraître sur Parutions.com
« Une écriture raffinée, un moment heureux, hors du temps. » La recension est ici

 

 

 
 

                               

 
À propos de Sous le viaduc, une histoire d'amour, de Leïla Sebbar
 

• Écouter Leïla Sebbar sur Beur FM interviewée par Samia Messaoudi / 4 novembre / 17h-18h - Podcast

• Lire la recension de Jean-Pierre Castellani / Diacritik.com / La recension est ici

« (…) Voici donc un ouvrage hybride, inclassable, entre documentaire sociologique, journal intime et théâtre (nombre d’indications sont plus proches des didascalies du discours théâtral que de celui du narratif), dans le ton d’un Beckett plutôt que dans celui d’un Fargue. Ou tout simplement de François Villon, et de ses fugueurs, ses bagnards, ses voleurs, poète dont le Testament est longuement cité en fin d’ouvrage. Ce qui nous ramène, finalement, à la littérature, la vraie, la pure, loin de toutes les limites de la simple enquête de terrain. »

• Lire Catherine Simon / Le Matricule des Anges (n°195, été 2018) / La recension est ici

« Leïla Sebbar observe à distance le “peuple de la rue” : elle ne mène pas l’enquête, elle ne pose pas de questions. Elle n’est pas flic, ni journaliste, ni sociologue. Ni même romancière ? Ou alors oui, à la Pérec – sans esprit de système. (…) Glaneuse des mémoires vives, Leïla Sebbar, outre ses propres romans ou récits, a dirigé de nombreux ouvrages collectifs, récits d’enfance retraçant la singularité d’une Algérie coloniale et cosmopolite – où elle est elle-même née. Sous le viaduc relève, en version parisienne, du même souci de saisir sur le vif ces mondes éphémères, qui sont notre miroir et/ou notre passé. »

• Lire la recension de Françoise Lott / APA (Association pour l’autobiographie) 2018 

« Et elle croise régulièrement les visages de la misère. Tout un monde qui marche, tourne en rond, s’abrite sous une tente Quechua, sous le banc d’un abri bus, dans le renfoncement d’un mur, dans un coin de terrain vague, sous le viaduc (…). Le style dépouillé du récit, son apparente objectivité, conduisent le lecteur à éprouver un sentiment confus de compassion et d’impuissance. » / La recension est ici 

• Lire les propos de l’auteur recueillis par Sud-Ouest : « L’exil de Leïla Sebbar? “C’est un exil géographique, le départ de mon pays natal, que j’ai vécu à 20 ans.” Mais c’est aussi l’exil de son père, et celui de sa langue, l’arabe. “Il a été instituteur en langue française toute sa carrière. Il ne m’a pas appris sa langue, il ne m’a pas parlé de sa culture. Je l’ai compris tard, mais c’est cette quête qui me fait écrire.” Comme si l’exil culturel et familial se transmettait, d’une génération à l’autre. À Paris où elle vit, près d’une ligne aérienne de métro, elle observe les “vagabonds de la rue”. “Pour moi, ils vivent l’exil le plus absolu”. Elle évoque leur histoire dans Sous le viaduc, une histoire d’amour. »

Propos recueillis par Eurycide Baillet, Sud-Ouest, 17 juin 2018.

• « Un livre inclassable, difficile, mais fort et très humain. »
Michèle Perret, Babelio. La recension est ici .

 
 

                               

 
À propos de Dromomanies, de Joël Cornuault
 
• « La rêverie poétique et buissonnière d’un grand lecteur. (…) Enchanteur. »
Jean-Marc Laurent, La Montagne / Centre-Presse. La recension est ici .

• « [Des] confidences, admirablement ciselées, d’un dromomane qui voudrait bien contaminer ses lecteurs… »
Thierry Paquot, Esprit, janvier 2019. La recension est ici .
 
 

                               

 
À propos de L'homme qui aimait les arbres, de Jean-Marie Borzeix
 

• Écouter Jean Lebrun : « Je recommande la lecture d’un livre qui s’intitule L’homme qui aimait les arbres, de Jean-Marie Borzeix, l’ancien directeur de France Culture, c’est aux éditions Bleu autour. Voilà un fils qui est démuni devant son père en maison de retraite. Parce qu’ils ne sont pas habitués à beaucoup parler ensemble, le père n’a jamais montré que de la rigueur et pas nécessairement de la tendresse, et le fils doit apporter de la tendresse. Ce sont de très belles archives du présent que ce livre. Il se passe dans une maison de retraite de Bugeat, sur le plateau de Millevaches, en Corrèze. »

Extrait de l’émission « La Marche de l’Histoire » sur le thème « La protection sociale : que faire de nos vieux ? » (France Inter, 21 mai 2018). 


• 
Écouter et lire Jérôme Garcin : « Un adieu magnifique, bref, à son père, qui était forestier, qui aimait les arbres comme les paysans aiment leurs bêtes. C’est écrit avec beaucoup de délicatesse, une grande émotion. Un livre que je vous conseille, qui m’a bouleversé », a dit Jérôme Garcin sur France Inter au terme de son émission « Le masque et la plume » du 1er juillet 2018, après avoir consacré au même livre, sous le titre « Un chêne qu’on abat », une élogieuse recension dans L’Obs n°2798 du 21 juin 2018. Extrait : « Dans une prose gracquienne, attentive à la géographie cantonale, à l’inventaire des futaies, au drapé de la phrase et de la mort, Jean-Marie Borzeix se rapproche de ce père qui fut si longtemps lointain, et dont il déroule, comme s’il voulait lui restituer sa mémoire défaillante, la vie rude, la relative ascension sociale (…). » 

La recension complète est ici

• Lire Antoine Perraud (La Croix) : « (…) Des pages d’une densité déchirante sur ce qui nous arrive et nous arrivera, sur ce que nous avons vu ou verrons chez nos proches (…). À la fin des fermes autarciques du plateau de Millevaches, des chemins vicinaux, de l’importance des saisons ou de ces petites églises pleines à craquer le dimanche, répondent les ravages de l’âge dépouillant un patriarche au point de lui conférer une douceur diaphane. Celle-ci le rend enfin abordable aux siens, qu’il reconnaît à peine, avec cependant l’espoir de retrouver aux cieux tous les proches qu’il a vus s’éteindre. » Extrait de « La sciure et les larmes », La Croix, 14 juin 2018

La recension complète est ici

 
 

                               

 
À propos de L'ombre de la girafe, d'Éric Poindron
 

Réécouter Éric Poindron / France Culture / “Les cabinets de curiosité et l’imaginaire”
Émission “La conversation scientifique” d’Étienne Klein 27.10.2018 / Le lien est
ici
 

• De Jean-Michel Ribes : « Éric, le délicieux poète à la girafe. » 

De Thierry Beauchamp (France Culture) : « L’ombre de la girafe, d'Éric Poindron), c'est la poésie en majesté et, à la fois, le non sense cher à Lewis Carroll et "Les Vases communicants" d'André Breton. Une fantaisie qui émerveille, une boussole et un bol d'air. (…) Éric Poindron s'y entend comme personne pour emmener son lecteur en balade et, l'air de rien, entre deux digressions admirables, le faire entrer dans ce monde parallèle et nécessaire : l'espace poétique. Un poète pas comme les autres, ou plutôt comme devraient l’être tous les autres – inspiré, imaginatif, ailé. De l'humour, de l'humanité, de la curiosité et un inépuisable sens de la dérive. (…) C'est un récit hybride, une allégorie familiale et universelle, un conte animalier à lire aux enfants pas sages de 7 à 77 ans. Un manifeste déguisé en fleur. »

De Christian Giudicelli, écrivain et éditeur (Gallimard) : « Quelle Imagination ! »

• De Noël Balen, écrivain, musicien & producteur : « Poindron a encore fait le magicien. »

De Joël Cornuault, écrivain, éditeur et libraire : « Malicieuse, énergique, pas geignarde ni quémandeuse pour un sou, sa prose est, en outre, beaucoup plus drôle que celle des savants. C'est l'esprit d'enfance, tant facétieux qu'ébahi, qui se manifeste dans le livre de la girafe. »

De Pierre Vavasseur (Le Parisien: « Il faut voir rencontré Éric Poindron pour comprendre que l’olibrius existe vraiment. Avant, on le croyait hologramme de la littérature et de la poésie, prince archi décalé d’un art de vivre aventureux-baroque, locataire d’univers aux décors improbables dans lequel il paraissait le produit de sa propre magie. Mais non, ce jouisseur de vie existe bel et bien et livre un nouvel ouvrage à la douceur sauvage, autoportrait aux éloignements salutaires, aux dépaysements tendres et colorés, sans lesquels nous ne goûterions pas de la même façon aux saveurs de la vie. »

• De Philippe Chauché (La Cause littéraire) : « Ce petit livre est un écrin rare, où se blottissent girafes et girafons, un écrin d’enfance, comme une boîte à miracles, à malice, à surprises, une boîte à souvenirs et à plaisirs lettrés partagés. »

De Fabrice Bourland, Infrarouge magazine : « D’aucuns affirment qu’Éric Poindron est un personnage venu du passé – d’un siècle forcément baroque – qui se serait perdu dans notre espace-temps. Preuve en est sa manie des cabinets de curiosité, de même que sa propension à “tenir salon“ pour deviser littérature et autres futilités. Preuve également, sa manière d’écrire des livres légers, malicieux, primesautiers, pétillants d’intelligence et qui, pourtant, recèlent mille tiroirs secrets. Dans son dernier ouvrage, l’auteur part en quête d’une girafe. Ne riez pas, c’est une affaire sérieuse. Il n’y a pas si longtemps – une poignée de siècles à peine –, on doutait de la réalité de cet étrange animal. Les incrédules prétendaient qu’il n’était qu’un fantasme de zoologue. Grâce à Éric Poindron, dernier-né d’une dynastie de chasseurs de rêves, son existence est désormais certifiée. »

• De François-Henri Désérable, écrivain : « Mon cher Éric, C’est à l’ombre d’un bambou bicolore que j’achève à l’instant ma lecture de L’ombre de la girafe. D’abord, je voudrais te dire combien je suis touché d’être – en si bonne compagnie – dans les remerciements de la fin. Ensuite, combien j’ai pris plaisir à te suivre dans cette divagation (dans ces “culs de sac et autres détours”) dont la girafe n’est qu’un prétexte pour rendre hommage à ton père, à ton grand-père et à ton fils, avec qui plus est une érudition stupéfiante, convoquant tour à tour Albert Londres, Borges, Jérôme Bosch, Edgar Allan Poe, Mandelstam, Tanströmer, Walpole, Delacroix et consorts, sans oublier tes amis poètes, Gilles Lapouge et Jean-Marie Gourio dont j’adore la phrase sur les nuages bien foutus. Merci pour ce livre, Je t’embrasse comme on devrait toujours embrasser, avec une effusion dostoïevskienne. »

De Jean-Marie Gourio, écrivain : « Salut mon papillon, je marche dans l'ombre de la girafe. Tu écris admirablement bien. »

De Thomas Vinau, écrivain : « Je prends beaucoup de plaisir à lire ta girafe. Il te ressemble, érudit foutraque et touchant. Sans queue ni tête mais avec des couilles et du coeur. Bravo. »

De Victor Pouchet, écrivain : « Très heureux de pouvoir cheminer à tes côtés à l’ombre de la girafe. Dès le début tout me plaît. Je me suis régalé de ta girafe ces derniers jours : quel petit grand livre simple et voyageur. »

D’Olivier Liron, écrivain : « Charles X, ton grand-père et même le mot pérégrin : il est génial ton livre ! »

De Nicole de Pontcharra, écrivain : « Comment exprimer le réconfort procuré par la lecture de l’un des derniers livres publiés par Éric Poindron, L’ombre de la girafe (éditions Bleu Autour), illuminée par ce récit poétique d’un amoureux du vivant, explorateur immobile plongeant dans son enfance pour en livrer de succulents récits comme celui de la girafe qui ne fait pas partie de notre imaginaire d’Occidentaux, comme l’est, par exemple, le chameau, familier de nos rêves exotiques, se profilant sur un horizon de dunes ? (…) »

 De Jean-Paul Gavard-Perret, lelitteraire.com, sous le titre «Peigner les souvenirs, shampooiner la girafe » : « Dans cet ensemble – appa­rem­ment hété­ro­clite mais moins qu’il pour­rait le sem­bler – Éric Poin­dron ouvre des pans ou plu­tôt des arcs entre le passé et le pré­sent. Chaque cha­pitre, chaque image recèle un grin­ce­ment et une ten­sion, même si le para­dis ne semble pas si loin que cela, même si l’auteur ne des­sine pas un monde idéal à la manière des uto­pies. Mais il arrive qu’on envie ce qu’il fut (pro­ba­ble­ment), comme on envie ceux dont Poin­dron fait par­ta­ger l’existence – Ber­lioz et ani­maux com­pris. C’est dire si l’éventail est large. Et la girafe par­tout. Elle per­met de suivre un réseau de sou­ve­nirs sym­boles dont il faut cher­cher la signi­fi­ca­tion cachée. (…) »

De Jérôme Leroy, Causer : « (…) Comme Éric Poindron est d’une exquise politesse dans la vie et dans ses livres, il fait semblant de sourire. Ou plus exactement, il sourit vraiment parce qu’il n’aime pas jouer de ses mélancolies de manière trop ostentatoire. Elles sont pourtant discrètement présentes dans ce portrait de l’artiste qui connaît le vrai goût du passage du temps. Les décennies s’égrènent dans une autobiographie fantasque à la recherche du père et du grand-père, dans la région du berceau familial : la Champagne. L’auteur se demande ce qu’il a bien pu faire des années d’une existence qui passent et repassent sous nos yeux, dans le désordre. Éric Poindron voudrait bien les collectionner, ces années, comme dans un cabinet de curiosités : et de vingt, et de trente, et de quarante, et de cinquante. Il nous les montre comme ça mais, évidemment, lui, il a la gorge serrée, l’air de rien. Prenez ce livre, si vous voulez, comme un divertissement drôle, généreux, amical et érudit. Vous en saurez un paquet sur les premières girafes montrées en France, sur les Naturalistes perdus en conjectures qui transformaient leurs descriptions en poèmes de Francis Ponge. Oui, ce livre est incontestablement tout cela. »

De Christine Bini, “La lectrice à l'œuvre“ (blog) : « Le livre de Poindron est une sorte de pêle-mêle qui dessine un chemin personnel. Les girafes font partie de l’histoire de sa famille, de ses émerveillements d’enfance, et de ses recherches et découvertes au fil des lectures et des déambulations. Avec Poindron, on prend la route, réellement, on explore la Champagne où la girafe a aussi son territoire – quelle histoire que celle de François Le Vaillant, explorateur et ornithologue du XVIIIe siècle, né à Paramaribo et mort dans la Marne ! Dans L’ombre de la girafe, on passe, comme du coq à l’âne, de la girafe au cirque, du rhinocéros à l’autobiographie : “J’ai vingt ans, j’habite rue Geoffroy-Hilaire et je suis veilleur de nuit chez un grand couturier.” Geoffroy Saint-Hilaire ? Celui-là même qui a été chargé de conduire de Marseille à Paris la girafe vivante offerte par le pacha d’Egypte à Charles X ? Oui, décidément, Poindron est cerné par les girafes… Il faut aller lire ce petit livre tout de tendresse et de sensibilité, construit sur la digression et le retour sur l’enfance, tout empreint d’imaginaire et de références on ne peut plus sérieuses. (…) L’ombre de la girafe ne dit rien des taches de l’animal, comme l’ombre du zèbre ne révèle en rien ses zébrures. Le titre du si joli livre d’Éric Poindron est symbolique à plus d’un titre. Voilà une invitation à se souvenir de son enfance et à la rêver, à étudier l’Histoire et à la raccrocher à sa propre histoire. À explorer, aussi, les confins sans frontières de son imagination, en toute sensibilité. »

 
 

                               

 
À propos d'Aziz Chouaki, auteur de Baya
 

• Un long article de Christiane Chaulet Achour sur Diacritik (8 novembre 2018 ) . Extraits :

« Cette écriture est déconcertante pour beaucoup de lecteurs, plus à la lecture qu’à l’écoute d’ailleurs. Elle mime l’oral à l’écrit. Les phrases nominales sont privilégiées ainsi que les ruptures, parfois les coq-à-l’âne et souvent les jeux de mots.Quand on écrit dans une langue, on fait appel à toutes les langues du monde. Refuser l’identique c’est respecter le divers. Et forcément quand une langue domine, il y a résistance, et là où ça résiste, il y a du sens, c’est justement revenir à l’âge pré-Babélien, celui du pluriel. Pour moi, faire dans l’hybride du langage, c’est contrer l’homogène du discours, et, partant, le subvertir.

En suivant Alexis Nouss, on peut dire qu’Aziz Chouaki se situe dans la grande lignée des Joyce ou Beckett, “dans une logique de l’hétérogénéité métisse”. Il ne se fige pas dans une position d’exilé ; il fait de cette position un positionnement – qu’on peut éclairer par son parcours personnel –, “un espace médian (…) où se déploie un imaginaire sans frontières, sans limites, pouvant à ce titre accueillir toutes les appartenances”. Multilinguisme et créolisation sont les “armes miraculeuses” de cette création toujours en devenir. »

• « Tous les lecteurs s’accorderont à trouver époustouflant le talent d’écrivain d’Aziz Chouaki. (…) Baya est un poème en prose d’une étonnante originalité. »
Denise Brahimi, Lettre Cultures franco-maghrébines / Coup de soleil. La recension est ici .

• « Quelle bonne idée que celle des éditions Bleu autour de republier Baya - Rhapsodie algéroise, premier livre en prose écrit par Aziz Chouaki, alors inconnu, désormais figure atypique de la culture algérienne, […] sorte de Perec algérien [qui] dit des vérités fort graves […] avec une invention verbale à la Raymond Devos. […] Un texte magnifique qu’il faut lire et relire et qui confirme l’importance d’Aziz Chouaki, dès l’amorce de sa carrière d’écrivain, dans les lettres algériennes et dans la représentation de l’Algérie passée et présente. »   

(J.-P. Castallani, Diacritik)

 

 
 

                               

 
À propos de Turquie libre, j'écris ton nom, de Nedim Gürsel
 

 lepoint.fr / 31.10.2018 / « La Turquie mérite mieux qu’Erdogan »

« Écrire un livre politique pour le romancier que je suis n'était pas évident, mais presque impératif. Le pouvoir réussit à cacher sa politique autoritaire, voire despotique, que je dénonce à ma manière dans Turquie libre, j'écris ton nom. »
Propos recueillis par Valérie Marin La Meslée / Lien

 Livres hebdo / 19.10.2018

« En réaction à la violence et à l’autoritarisme de la politique intérieure turque, le journaliste et écrivain turc publie Turquie libre, j’écris ton nom (Bleu autour, 8 novembre), recueil de chroniques publiées dans la presse française depuis plus de trente ans. Ces textes témoignent de la mise en place des violences d’État, dénonçant l’obscurantisme et l’arbitraire qui s’abattent sur le pays. »

 Le Figaro / 25.11.2018 / Lien 
Nedim Gürsel était l'invité du « Talk stratégique » (à voir en intégralité sur lefigaro.fr )

• « Il reste des écrivains qui se battent pour maintenir un certain mode de vie et un mode de pensée en Turquie. »
Christophe Ono-dit-Biot, dans son émission “Le temps des écrivains” (France Culture), à Nedim Gürsel et Valérie Manteau (Prix Renaudot 2018 pour Le Sillon, éd. Le Tripode), qu’il recevait le 15 décembre 2018.
Le lien avec l’émission est ici .

C’est l’occasion de relire le grand petit livre de Moris Farhi, Un jour, le monde sera réparé (11 x 17 cm, 24 pages, 3€, traduction de l’anglais Agnès Chevallier, Bleu autour, 2015). Il est dédié à Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne qui a été assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007 par un jeune de 17 ans et qui est au cœur de la fiction de Valérie Manteau.

 
 

                               

 
À propos d'À l'école en Algérie des années 1930 à l'Indépendance
 

Lire la recension de Jean-Pierre Castellani, Diacritik / 30.05.2018 / Le lien est ici

 
 

                               

 
À propos de Le voyage en Afrique du Nord, de Christine Peltre
 

Lire la recension d’Hervé Lévy / Poly / Septembre 2018

La recension est ici

 
 

                               

 
À propos du récit Du Havre à Monaco par fleuves et canaux,
de l'écrivain-voyageur finlandais Göran Schildt (Bleu autour / Le Carrelet)
 

Lire la recension de Thierry Maricourt / Site : Voyage dans les lettres nordiques

La recension est ici
 
 

                               

 
À propos d'Une enfance corse / Textes réunis par Leïla Sebbar et Jean-Pierre Castellani
 

Lire la recension d’Huguette Meunier / Les Corses, hors-série de L’Histoire / Décembre 2018

La recension est ici

 
 

                               

 
À propos des livres d'Azad Ziya Eren
 

Instituteur de campagne en Anatolie

Lire la recension de Jean-Paul Champseix / En attendant Nadeau / Ici

Lire la recension de Thierre Cédille / Le Matricule des Anges / Ici

 

Zagros, fils de Chronos

Lire la recension de Christiane Peyronnard / La Cliothèque / Ici

 

 
 

                               

 
À propos de La Vie hors du Temps, de Tezer Özlü
 
• Extrait du long article de Marc Semo, titré « Quête de Turque. Tezer Özlü, fauchée en 1986, à la poursuite de Kafka, Svevo et Pavese » : « Un incandescent road-movie. » « Un récit écrit en allemand, la langue de l'exil, pour hurler (…) le chaos qui l'habite. » « La chronique d'une errance chaotique écrite dans l'urgence entre gares et hôtels, ponctuée de rencontres et d'amours fugaces. » « La force de l'écriture de Tezer Özlü est dans ce choix d'une liberté totale, jusqu'à se perdre. »

Libération, jeudi 24 avril 2014
L'article complet

 
 

                               

 
À propos de Notre Chanel, de Jean Lebrun
 

Télévision
• Jeudi 24 avril sur la 5, François Busnel a reçu Jean Lebrun

en direct dans son émission « La Grande Librairie » (20h30).
« Un livre tout à fait à part  », selon François Busnel.


Radio

• Jeudi 1er mai sur France Culture, Marie Richeux a reçu Jean Lebrun dans l’émission
« Pas la peine de crier  ». 

• Mercredi 7 mai sur France Inter, Guillaume Erner a reçu Jean Lebrun dans son émission
« Service public  » (10h-11h). Thème : le deuil.

• Le 6 juin sur France Culture, Laurent Goumarre, dans son émission « Le RenDez-Vous  »,
a reçu Jean Lebrun en compagnie du chanteur Miossec.

• Le 8 juin sur France Culture, Philippe Meyer, dans son émission « L'esprit public ».
Extraits : « Une recherche qui conduit à des gens que peu ont rencontrés, voire personne, à des endroits extrêmement liés à la vie de Chanel. […] C'est aussi la recherche de ce qu'on peut faire avec la mémoire de quelqu'un qu'on a aimé. »

Lien avec l'essentiel du propos de Philippe Meyer.


Web & presse écrite
• Un article de Pierre Assouline sur son blog La République des livres du 28 mars 2014

• Une recension de Marie-Paule Caire-Jabinet sur le site parutions.com
• Une recension de Jean-Marc Laurent dans le quotidien La Montagne

• Une recension de Séverine Guillement dans Sud-Ouest (dimanche 1er juin).

• Une recension de Marc Riglet dans Lire (juin 2014).
« Il faut lire ce beau livre, tendre et triste. »

 
 

                               

 
À propos de Femmes en métiers d'hommes
 

• Écouter l'émission « L'essai et la revue du jour » de Jacques Munier sur France Culture (05.12.2013 )

• Lire la chronique de Jean Birnbaum dans Le Monde des Livres du 13.12.2013.
 
• Voir l'entretien avec Juliette Rennes sur Mediapart (décembre 2013) et l'article qui l'accompagne .

• Voir l'entretien donné par Juliette Rennes à une chaîne de télévision de Saint-Petersburg

• Voir l'article de l'Humanité

• Voir l'article de l'Express

• Voir l'article de Bernard Stephan dans La Montagne du 20.12.2013 

• Écouter l'émission Les femmes, toute une histoire de Stéphanie Ducan sur France Inter
en direct du Salon du livre de Paris le 21.03.2014  
 

 
 

                               

 
Leïla Sebbar, Histoires de France
Libération 7 novembre 2013
 
 
 

                               

 
Leïla Sebbar, reporter-photographe
Le Monde 1er novembre 2013
 
 
 

                               

 
Le Grand Meaulnes dans ses paysages
La Montagne 7 novembre 2013
 
 
 

                               

 
Paris-barricades
Le Monde Diplo - Septembre 2013
 
 
 

                               

 
Commune de Paris : la Semaine capitale
Libération 6 juillet 2013
 
 
 

                               

 
La vie quotidienne en Absurdie profonde
Le Monde 14 juin 2013
 
 
 

                               

 
Le Taquet, Libération du jeudi 25 avril 2013
 
 
 

                               

 
Le Magazine KOIKISPASS
La Semaine sanglante de la Commune de Paris, d'Eloi Valat
 

Rendez-vous en page 24 : ON LIT

 

 
 

                               

 
Pierre Loti photographe salué par la critique
« Un livre formidable »
 

En dernière page du Monde des livres daté du 14.12.2012, ces extraits du grand article qu’a consacré Catherine Simon à Pierre Loti photographe : « Des séries de clichés souvent époustouflants, d’une modernité surprenante. » « Facétieux, éclectique, “Loti ne pense pas, il voit”, souligne l’écrivain François Bon, en exergue de ce livre formidable, qui révèle, à tous les sens du terme, un Loti méconnu, à l’œil magique. »

En dernière page du Figaro littéraire du 8 novembre 2012, cet extrait du long article de Thierry Clermont, intitulé « Loti, du Gange au Bosphore » : « Plus qu'une découverte, il s'agit d'une véritable révélation. À travers quelque cinq cents images rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage intelligemment édité, c'est l'œuvre de Loti qu'on redécouvre sous un prisme prodigieux. Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier, qui nous avaient présenté il y a deux ans la passionnante œuvre dessinée de l'écrivain, ont réalisé là un remarquable travail ».

Dans Libération du 13.12.2012, Marc Semo écrit notamment : « Entre ses photos, ses récits de voyages et ses romans, le chassé-croisé de l'inspiration est constant. C'est particulièrement évident pour "Istamboul", la ville qu'il chérissait entre toutes. À l'époque, elle comptait un demi-million d'habitants à peine. On y voit des yalı, maisons de bois au bord du Bosphore, des jardins, des parcs, la foule bigarrée du pont de Galata sur la Corne d'Or alors encore en bois. Il montre le peuple des ruelles et des bazars, les défilés du sultan, les cimetières qui recouvrent les collines d'Eyoub avec « leurs pierres tombales comme des espèces de bornes coiffées de turban ou de fleurs qui de loin prennent vaguement l'aspect humain ».

Sur France Inter, le 12.12.2012 de 13h30 à 14 heures, Jean Lebrun a consacré son émission « La Marche de l'Histoire » à Pierre Loti. Invité : Bruno Vercier, spécialiste de l'œuvre multiforme de l'écrivain, coauteur avec Alain Quella-Villéger de Pierre Loti photographe et Pierre Loti dessinateur, et auteur de Pierre Loti, d'enfance & d'ailleurs (essai illustré de dessins d'enfance de Julien Viaud, le futur Loti), tous parus aux Éditions Bleu autour.

Sur France Culture, Colette Fellous a invité Alain Quella-Villéger dans son émission Carnet Nomade du 23.02.2013.
 
 

                               

 
Visites aux paysans du Centre
Recensions
 
« Un documentaire saisissant sur la naissance du syndicalisme rural – à ce titre devenu un classique chez les historiens du monde paysan. Et davantage encore : un témoignage sur une trajectoire politique intrigante, celle d'un dreyfusard qui finit par découvrir dans la vie villageoise une vérité que la modernité menace et que le régime de Pétain a, selon lui, raison de vouloir préserver. Incontestablement, ce texte méritait une nouvelle édition, intelligemment enrichie par Marie-Paule Caire-Jabinet, Pierre Joxe et François Colcombet. » 

Julie Clarini, Le Monde des livres, 19 octobre 2012

« Pierre Joxe, dans la préface de cette nouvelle édition très bien documentée et agrémentée de photos d'époque, nous donne à rencontrer l'auteur comme si l'on marchait dans ses pas, lorsqu'il arpentait les chemins herbus de l'Allier, en quête de témoignages, à la découverte, lui l'intellectuel parisien, d'une paysannerie française à la charnière entre un monde révolu et celui de plus en plus marqué par l'industrialisation. »

Louis de Courcy, La Croix, 25 octobre 2012

« Bleu autour a effectué un vrai travail d'éditeur autour du texte original d'Halévy publié en 1935 [en l'augmentant] d'un important appareil critique. »

Jean-Marc Laurent, La Montagne, 4 octobre 2012

 
« Très belle réédition de ce classique. (…) Agrémenté de photographies d'époque, d'une excellente introduction de Marie-Paule Caire-Jabinet, qui replace ces visites dans leur contexte, ce livre constitue un document de premier ordre sur le regard porté sur nos campagnes. »

Laurent Lemire, Livres Hebdo, 26 octobre 2012


« Daniel Halévy est, sans vraiment le savoir, un précurseur de l'école des Annales de Lucien Febvre et Marc Bloch, pour qui la science historique doit observer le quotidien, la vie des humbles, des anonymes, et comprendre ainsi le temps des sociétés humaines. »

Bernard Stéphan, Centre-France, 30 octobre 2012

 
 

                               

 
À propos du recueil de romans
Le facteur d'Üsküdar, de Enis Batur
 

 Le 7 février 2012, Enis Batur était l’invité sur France Inter
(émission « L’humeur vagabonde ») de Kathleen Evin,
notamment autour de ces deux titres publiés par Bleu autour :
« Un délicieux petit livre, D’une bibliothèque l’autre »,
et « un recueil de courts textes cruels et tendres, ironiques ou étranges,
Le Facteur d’Üsküdar », dit Kathleen Evin.

Lien pour réécouter cette émission

 
 

                               

 
Qantara (Institut du Monde Arabe)
« Les Turcs de Bleu autour »
 

Les livres à couverture rouge de l’éditeur continuent de nous livrer régulièrement les trésors d’une littérature turque insoupçonnée, vivace et puissante depuis les années trente, en d’autres termes depuis la réforme de la langue et de l’alphabet turcs. À nouvelle langue, nouvelle littérature, dira-t-on, mais c’est une littérature qui d’emblée, entre en résonance avec la littérature européenne, dont l’allemande et la russe en sus de la française, pour donner naissance à de merveilleux textes qui ont formé le terreau où s’est nourrie l’œuvre d’Orhan Pamuk, écrit François Zabbal dans le numéro 82 (janvier 2012) de la revue Qantara de l’IMA, avant de signaler nos derniers titres, ceux de Sait Faik (Le Samovar), Füruzan (Pensionnaire d’État), Yachar Kemal (Pêcheurs d’éponges), Enis Batur (Le facteur d’Üsküdar) et de Tezer Özlü (Les nuits froides de l’enfance). 

Les Nuits froides de l’enfance, conclut-il, « est le texte le plus bouleversant qui soit. Non seulement parce que chaque mot, chaque phrase semblent arrachés à la déraison qui guette, mais aussi parce que Tezer Özlü y déploie un style âpre et fulgurant à l’image de la vie.

 
 

                               

 
À propos de Pêcheurs d'éponges
de Yachar Kemal
 

Anachronique ? Eh bien plongez dans les premières pages !

À l’heure où la presse s’interroge sur son devenir, les éditions Bleu autour apportent une réponse osée en publiant pour la première fois en français de longs reportages du romancier Yachar Kemal. Anachronique ? Eh bien plongez dans les premières pages, et vous serez hypnotisé. Le phrasé est nerveux, le style lumineux. Cela s’avale comme un roman.

Bruno Piroche, Ouest-France, vendredi 30 décembre 2011

 

La littérature est bien présente.

L’ennemi, c’est la peur. « Si la plupart des humains n’étaient pas des animaux terrorisés, le monde ne serait pas aussi infâme », lui dit un humble. C’est sans doute pourquoi Kemal ne manque jamais de suggérer une certaine grandeur des hommes face à l’adversité, même chez les moins recommandables. Son travail journalistique explique finement la complexité des situations qu’il s’applique à vivre. Et la littérature est bien présente, comme lorsqu’il croit voir une ville inconnue aux milliers de fenêtres, alors que ses phares illuminent les yeux d’un gigantesque troupeau de chèvres. Kemal assume pleinement : « Si le journalisme, au niveau mondial, avait accordé autant d’importance au reportage qu’à l’information, la représentation de notre monde et de notre époque s’en serait déjà trouvée modifiée. Et peut-être que le reportage nous aurait permis de croire en un monde meilleur, plus heureux, et même de lui faire franchir un pas dans ce sens… » (…) Terminons par un coup de chapeau à la maison d’édition Bleu autour qui effectue un travail remarquable en faveur de la littérature turque et lui donne ainsi toute la place qu’elle mérite.

Jean-Paul Champeix, La Quinzaine littéraire, janvier 2012



À la première page du Monde des Livres du 11 novembre 2011, Catherine Simon consacre un article à trois reporters « dont la vie et les écrits se lisent comme des romans » : Ryszard Kapuscinski, Yachar Kemal et William T. Vollmann. « Comme en écho [à l’homme engagé qu’était Kapuscinski], un autre journaliste de renom, l’écrivain turc Yachar Kemal, dont huit grands reportages, rassemblés en un livre, Pêcheurs d’éponges (Bleu autour), viennent d’être traduits en français, affirme que “le reportage, qui nous permet de toucher à la vraie vie, peut être salvateur”. » Elle ajoute : « Kemal, lui aussi, écrit à la première personne. Lui aussi fait montre de ce don d’“empathie” dont se prévaut Kapuscinski. Mais il est un Turc parmi les Turcs. Son terrain de reportage est son propre pays. Il se promène parmi les pêcheurs de la Corne d’Or comme un simple quidam. […] Kemal observe la vie des hommes “jusqu’aux frontières de la fiction”, laquelle finit par l’emporter, faisant du reporter un romancier reconnu bien au-delà de la Turquie. »

 
 

                               

 
À propos du roman de Tezer Özlü
Les nuits froides de l'enfance
 

« Le récit de Tezer Özlü est aussi fort que son titre », par Luc Baptiste *

  Ceci n’est pas un roman. Un récit ? Il y a dans ce texte des images de rue, la vision d’une colline, la maison  familiale, la présence de quelques lieux certes. Les descriptions sont sommaires, à portée d’œil : des impressions à peine disposées plutôt que des descriptions. Des lieux apparaissent, esquissés : rien qui compose une géographie. Des hommes passent, amants et maris, qu’elle aime parfois, ou pas. Ils n’ont pas de visage, pas de corps, parfois pas de nom, ils sont « il». On ne saisit pas toujours qui est « il » et s’il s’agit, d’une page à l’autre, du même. Quand un « il » meurt, « rien de moi n’est mort avec sa mort. Chacun meurt sa propre mort ». L’enfant même — « mon enfant », écrit Tezer Özlü — n’a dans le texte ni nom ni sexe. Il n’y a qu’un personnage dans ce récit : la narratrice. Un personnage ? De Tezer Özlü̈, je ne sais rien (la notice en fin de livre, je ne l’ai pas lue), hormis ce visage aux cheveux longs qu’affiche la belle couverture rouge. Elle est morte jeune, il y a longtemps.
   Mais
« la mort n’est-elle pas, d’ailleurs, affaire de chaque jour ? », voilà ce qu’écrit Tezer Özlü, en mettant la phrase entre des parenthèses, dans les dernières lignes du livre, quand elle célèbre la chaleur de son corps dans l’amour, « l’instant où je fais corps avec l’existence ». De sa vie, dont il est question, on ne saura presque rien. Un peu de son enfance, juste assez : on perçoit que les choses se sont nouées là, dans la pénombre d’un foyer sans amour, où tout paraît en dessous. C’est-à-dire en dessous de son attente. Le père, en pyjama rayé, réveille la famille avec un sifflet. Au fronton de sa maison, il a placé ce panneau : « la maison de l’honnête homme ». De cette maison dans laquelle les ampoules électriques sont trop faibles, on saura des accumulations d’objets, les vêtements suspendus derrière la porte, l’étroitesse, la lumière qui manque. Un jour Tezer Özlü cherche à se tuer, voulant cependant que, morte, son corps soit beau.
   L’écriture de
Tezer Özlü est sèche, sans affect, on pourrait la dire banale. Ne décrivant guère une vie qu’on sent agitée, elle évoque cependant. « Cette vie toujours repoussée au loin, dans l’avenir, m’y voici à présent », mais alors « que puis-je demander d’autre ? ». La narration accole des bouts d’existence, comme si la vie ne pouvait qu’être énumérée — plutôt que décrite et ordonnée. D’où viennent la force de ce texte et l’empathie qu’il suscite ? Justement de ce mode de narration qui, accommodant sans souci de chronologie des moments d’existence, compose la description d’une solitude absolue. La vie de Tezer Özlü est sans fil. Défaite. Et cependant, « désormais c’est moi qui dirige le monde ». Tezer Özlü se voudra libre dans la Turquie des années 70 — mais, bien plus, on la voit détachée.
  
Tezer Özlü donne à voir l’écume de cette vie sans fil, et des fragments qui flottent comme à la surface d’un courant, et qui s’agglutinent. On glisse dans le courant de cette narration chahutée ; on se prend à penser que la vraie vie, elle devait être entre ces fragments brisés, mais qu’elle n’a pu l’attraper : le « roman » dit la nostalgie d’une vie qu’elle n’a pas su composer. Il rend palpable la déliaison d’avec les objets, personnes, moments, pour ceux qui, à regarder le monde et à le ressentir, ne trouvent pas l’ordre des choses et des sentiments. Tezer Özlü est dé-liée. Elle subira l’internement psychiatrique. Ce qu’elle dit des séances d’électrochocs bouleverse.
   Si l’union des corps est cet instant où « je me réconcilie tout entière avec moi-même », les amours pourtant n’ont pas raccordé Tezer Özlü au monde. « Les nuits froides de l’enfance » : ce récit est aussi fort que son titre.

* Auteur, aux éditions Bleu autour, du récit Le village et enfin (réédition préfacée par Marie-Hélène Lafon),  du recueil de nouvelles La position de Juste et du récit de voyage (texte et photograhies en noir et blanc) Sur la route du Karakoram.

 


Cette force de vie qui lui fait écrire : « Il a les yeux très bleus. »

Tezer Özlü (1942-1986) a eu une existence intense et chaotique, écorchée vive et sensuelle, libre et soumise à de terribles jougs. La plume de la jeune femme est vive, suggestive, quand elle évoque Istanbul, elle capte et restitue à merveille l’âme de la ville. Mais avec autant d’acuité elle raconte l’hôpital psychiatrique. Elle subit les électrochocs, touche à la folie, à « la douleur des obsessions » qui vous séparent du monde et des autres ; mais au fond rien de ne semble véritablement entamer un amour de la vie intime, puissant – celui qui l’a porté d’Istanbul à Paris, de Berlin à Zurich. Cette force de vie qui lui fait écrire : « Il a les yeux très bleus. Mon amour pour lui tourne à la passion. Dans cet amour-là je mets tous mes amours, toute ma force d’aimer. »

Delphine Descaves, Le Matricule des anges , janvier 2012

 
 

                               

 
Le Samovar, de Sait Faik
dans La Quinzaine littéraire et Centre-France
 

Sous la signature de Jean-Paul Champseix, le n° 1048 de La Quinzaine littéraire (du 1er au 15 novembre 2011) publie un article d’une page intitulé « Le sens de l’instant » à propos du premier recueil de nouvelles publié en 1936 par Sait Faik Abasiyanik (Bleu autour). Introduction : « Sait Faik Abasiyanik (1906-1954) est regardé comme l’in des premiers prosateurs turcs modernes. Si la place qu’il occupe dans la littérature de son pays est considérable, son intérêt dépasse la simple chronologie historique, tant il participe étonnement de notre modernité. » Chez Sait Faik, note Jean-Paul Champseix, « l’attention prêtée à l’instant est au centre de l’écriture. L’œil et les sens éveillés perçoivent une situation passagère, un état éphémère ». Plus loin : « Tous les milieux sont présents, avec une attention particulière pour les humbles, comme la petite servante que le “jeune maître” persécute parce qu’il l’aime et ne sait pas le lui dire, ou les portefaix d’Istanbul sans abri pour la nuit car ils ont interdiction de dormir dans les cafés, pourtant ouverts jusqu’au petit matin en hiver… […] L’absurde et le dérisoire ne sont jamais loin, et, en filigrane, circule, sur le mode mineur, un sentiment tenace de désespérance que la vie doit chercher à combler, sans colère ni haine. »

Pour Daniel Martin (Centre-France, 6 novembre 2011) : « Les pauvres, les étrangers, les marginaux dont il parle sont avant tout des êtres vivants, doués pour l’amour, l’amitié, seulement contraints par l’économie, la société. À chaque nouvelle, il apparaît en filigrane dans ses décors favoris, ses souvenirs. Dans ses craintes et ses tourments, aussi. […] « Toujours il dut dissimuler son homosexualité qu’il traite par allusion, en semi-aveux ou dans les descriptions des corps des jeunes garçons dont “le torse, qui pointe derrière les boutons arrachés à leur chemise, sent la feuille de noisetier”. »

 
 

                               

 
Sait Faik, une découverte
L'écrivain des troisièmes classes
 
Sait faikLes éditions Bleu autour ont entrepris de faire traduire en français les dix recueils de nouvelles que Sait Faik (1906-1954) a fait paraître en Turquie. Les deux premiers recueils parus à ce jour, Un homme inutile (mars 2007) et Un serpent à Alemdag (octobre 2007), ont reçu un bon accueil. Florilège.

« Abasıyanık est un auteur à découvrir dans cette littérature turque qui commence à prendre la place qu’elle mérite. » Jean-Paul Champseix, La Quinzaine littéraire, juillet 2007

« Chroniqueur d’une métropole décatie avec ses monuments et palais délabrés témoignant d’une splendeur perdue, Sait Faik rôde dans les faubourgs de l’humanité. » Marc Semo, Libération, 27 décembre 2007. Lire l’article dans son intégralité.

« Baudelairien “homme des foules”, Sait Faik dissimule sans doute, au cœur des phrases, une douleur sourde (“La solitude a envahi le monde”), mais aussi une rage de vivre et d’aimer : en lui, jusqu’à la fin, “la clarté scintille”. » Thierry Cécille, Le matricule des anges, janvier 2008. Lire l’article dans son intégralité.

« L’œuvre de Sait Faik : épatante et poétique. […] Il a une sympathie pour les petites gens – souvent coupables : des voyous, des petits trafiquants – qui n’est pas une indulgence. C’est un constat de fraternité. […] Les traducteurs sont parvenus à rendre l’impureté revendiquée de la langue et du contenu : Sait Faik choisit délibérément de se placer dans l’irrégularité. Jean-Baptiste Harang, « Les Mardis littéraires », France Culture, 29 janvier 2008

Sait Faik est « l’un des pionniers de la littérature turque contemporaine. Ce prince de la nouvelle, porteur des puissantes valeurs de l’humanisme, envoûte. » Isabelle Vramian, Elle, 20 novembre 2009

Pour en savoir plus :
• La biographie de l’auteur sur le site de Bleu autour.
• La librairie Compagnie propose sur son site un remarquable dictionnaire/catalogue des auteurs turcs traduits en français.
• Les œuvres complètes de Sait Faik figurent au catalogue des éditions Yapı Kredi, à Istanbul. Pour consulter la page consacrée à l’auteur, cliquez ici.
 
 

                               

 
Drôle d'éditeurs
Livres Hebdo n° 876 - Vendredi 9 septembre 2011
 
Des personnalités qui accrochent, détonnent, surprennent, des profils qu'on n'attendait pas là : premier des six portraits d'éditeurs atypiques, Patrice Rötig, fondateur en 1997 de Bleu autour. Lire  
 
 

                               

 
La presse salue « L'art du costume à la Comédie-Française »
Au CNCS jusqu'au 31 décembre 2011 - Catalogue coédité par Bleu autour
 
L'eCNCS ARTxposition « L'art du costume à la Comédie-Française » (11 juin - 31 décembre 2011)
au Centre national du costume de scène
(CNCS, à Moulins, Allier),

dont nous publions le catalogue
(coédition Bleu autour / CNCS, 35 euros),

est chaleureusement accueillie dans les médias.
Revue de presse.



« Un passionnant catalogue »
, pour Fabienne Darge (Le Monde, 14 juin 2011)

« Sublime, forcément sublime. C'est bien un trésor que l'on découvre au CNCS de Moulins, des premiers kimonos en soie créés en 1755 pour L'Orphelin de la Chine, de Voltaire, à la robe-jardin d'une poésie inouïe imaginée par Christian Lacroix pour l'actrice Florence Viala dans Fantasio, de Musset, mis en scène par Denis Podalydès en 2008. […] “L'art du costume à la Comédie-Française” ne serait qu'une exposition illustrative si les deux commissaires, Renato Bianchi et Agathe Sanjuan, n'avaient décidé d'en faire une vraie histoire de l'évolution du théâtre à travers le costume. Ce parcours magnifiquement scénographié par Roberto Platé, qu'il est recommandé de compléter par le passionnant catalogue, s'achève par un bel hommage à Molière : costumes suspendus dans une caverne magique, où se répondent jeux de miroirs et voix des comédiens, fantômes du théâtre.

« Le costume est une écriture » , pour Laurence Haloche (Le Figaro Magazine, 20 juin 2011)
Comme le suggérait Roland Barthes, « le costume est une écriture ». Une « vêture palimpseste» qui, de pièce en pièce, nous raconte des histoires. C'est à cette aventure sans parole, mais bavarde pour qui sait observer, qu'invite l'exposition « L'Art du costume à la Comédie-Française». Sorties des riches réserves de la place Colette, qui comptent plus de 10.000 vêtements, voici dévoilées 200 pièces rarement vues, toutes uniques et souvent inestimables, présentées sur un vaste espace de 1.500 m 2. Du vieux pourpoint en toile d'ortie verte, porté par Dugazon pour L'Etourdi, de Molière, aux armures de super-héros imaginées en 1985 par Thierry Mugler pour le Macbeth de Jean-Pierre Vincent, à Avignon, se dessine l'évolution des modes, des styles, des mises en scène...

« Les finesses de la Comédie-Française » , pour Jacques Brunel (L'Express, 9 juin 2011)
Certains costumes remontant à 1750, l'exposition est un voyage à travers deux cent cinquante ans de performances humaines, de triomphes, de stars immortelles aujourd'hui muettes. Il y a des costumes créés par Doucet ou Paquin, mais la plupart sont nés au Français, dans des ateliers dont le brio, selon Christian Lacroix, égale celui des maisons de couture. Des robes au faste fou créées vers 1900 aux cuirasses en carton bricolées sous l'Occupation, le costume de scène a épousé toutes les modes et connu des révolutions. Comme celle qu'initia, vers 1960, l'illustratrice Lila de Nobili en restituant pour les drames historiques les corps usuels du temps où se passait l'action : torse en cœur pour le Moyen Age, bombé pour la Belle Époque... C'est à ce type de finesses qu'on reconnaît la Comédie-Française.
 
 

                               

 
Les voies du silence de Füruzan
« Pensionnaire d’État » chroniqué dans Le matricule des anges
 

« Les voies du silence ». Tel est le titre de l’article que Thierry Cecille a consacré dans Le matricule des anges (n°120, février 2011) à Pensionnaire d’État, de Füruzan. Et voici son “chapô” : « C’est à celles que nous n’écoutons pas – domestiques soumises, enfants solitaires, vieilles épuisées – que Füruzan, dans ces nouvelles d’une apparente simplicité, donne une voix. »

Et, au sujet de la nouvelle la plus longue du recueil, « La rançon », Thierry Cecille écrit ceci : « Un véritable chef-d’œuvre : ces quatre-vingts pages sont une sorte de réécriture d’Un cœur simple de Flaubert, mais ici Félicité se prénomme Fortune, et c’est elle qui, au crépuscule de sa vie et en même temps qu’elle gravit avec difficulté la ruelle qui la mène jusqu’à chez elle, se remémore toutes ses années de “bonne à tout faire”, fidèle mais exploitée, innocente mais abusée, blessée mais nostalgique. »

 
 

                               

 
L'enterrement de Jules Vallès
Eloi Valat
 

« Un livre à la composition remarquable »
Par Gilles Magnioni, Le matricule des anges (n° 119, janvier 2011)

Extrait de l’article : « Sur de pleines pages, Eloi Valat illustre les morts successives de Vallès : des traits vifs et stylisés à l’encre de Chine, de larges à-plats de couleurs où s’étalent les bains de sang de la Commune, les drapeaux rouges, la blancheur des linges bourgeois, les barbes et couvre-chefs. Bien loin de singer la gravure d’époque, les images introduisent alors une troublante proximité visuelle. C'est un temps où existait un journal tel que Le Messager de la Volonté du Peuple, qui plus est un “vaillant journal nihiliste”, c’est bien loin ? Ce livre à la composition remarquable montre que non. »

Pour en savoir plus et lire les autres articles que Le matricule a consacrés à des livres parus chez Bleu autour : cliquez ici.

« Passionnant, bouleversant et superbe »
Eloi Valat dans « L’Humeur vagabonde » sur France Inter

Le 16 décembre 2010, Eloi Valat était l’invité de Kathleen Evin dans « L’Humeur vagabonde » (France Inter, 20h10 - 21 heures) à l’occasion de la parution de son second “album”, L’Enterrement de Jules Vallès, déjà salué par Libération (voir ci-dessous). Un long et bel entretien entrecoupé de lectures.


La présentation de l’auteur par Kathleen Evin :

« En 2007, Eloi Valat nous avait déjà scotchés avec la parution chez Bleu autour de son Journal de la Commune, un grand livre aux dessins saisissants, de grands à-plats de couleurs franches, des traits noirs épais comme taillés à la hache, pour faire revivre, non les héros de l’histoire, mais tout ce peuple des “lamentables”, comme les appelait Vallès, qui mourut sur le pavé pour la Sociale.

Aujourd’hui, il publie le deuxième volume de ce qui sera, pour lui aussi, une trilogie, avec L’Enterrement de Jules Vallès, ses planches illustrant cette fois-ci des articles des journaux de l’époque. C’est passionnant, bouleversant et superbe. »

Pour réécouter l’émission ou la podcaster, rendez-vous sur le site de l’émission.

 

L’Enterrement de Jules Vallès salué par Libération
Dans l’édition du 25 novembre 2010, par Pierre Marcelle
 

Sous le titre « Pas morte, la Commune », Pierre Marcelle consacre un long article à l’album L’Enterrement de Jules Vallès (novembre 2010).

Extraits : « Eloi Valat, peintre et dessinateur, en passe de devenir à la Commune ce que Jacques Tardi est à la boucherie de 14-18, l’étreint et la célèbre dans un zoom vertigineux, un « tombeau » à l’auteur de la trilogie “Jacques Vingtras” (L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé), au fondateur du Cri du Peuple, à l’élu de la Commune et son représentant. […] Tous ces événements, Valat ne les conte pas, il les peint. On commence à connaître son trait, maintenant, où ses canons fument le sang dans des à-plats impeccables, et à les reconnaître, les gueules cassées de ses humbles héros. […] L’Enterrement de Jules Vallès rédige, pour le “candidat de la misère, le député des fusillés” (titre d’une ode composée pour la circonstance par Eugène Pottier), la plus bouleversante des épitaphes. »

Sur liberation.fr : • L'article dans son intégralité
« Sous les couvertures » , la réunion des critiques de Libé en vue du cahier Livres du 25 novembre

 

Louis Mesplé présente L'Enterrement de Jules Vallès
sur le site Rue89

Et propose en outre neuf planches extraites de l'ouvrage.
À lire et à regarder .
 
 

                               

 
Pierre Loti dessinateur
dans la presse
 

Le Figaro littéraire a consacré, le 8 octobre 2009, une double page richement illustrée (de dessins de l’écrivain voyageur) à l’ouvrage Pierre Loti dessinateur – Une œuvre au long cours. Extraits de l’article de Astrid de Larminat, « Pierre Loti, pêcheur d’images » : « Avant de devenir un romancier prolixe et célèbre sous le nom de Pierre Loti, le jeune enseigne de vaisseau Julien Viaud fut un grand dessinateur. […] Lire l’article dans son intégralité. Le Figaro littéraire

Pierre Loti dessinateur a inspiré à Gérard Courchelle, en juin 2010, une longue chronique consacrée à l’écrivain voyageur et au regain d’intérêt dont son œuvre fait l’objet depuis plusieurs années. Extraits :
« Pierre Loti, l’écrivain, le voyageur, était aussi un photographe et un dessinateur remarquable. Le volume des éditions Bleu autour est le premier, si complet, si beau, qu’il nous embarque dans un tour du monde à travers le regard de Loti : l’Afrique du Nord, la Polynésie, l’île de Pâques, l’Extrême-Orient, l’Afrique, l’Égypte, la Chine, les terres australes et, bien sûr, l’Empire ottoman. Pierre Loti était même dessinateur bien avant de rentrer à l’École navale, puisque son œuvre au long cours commence avec ses dessins d’enfant : dragons, grotesques et oiseaux imaginaires. Des encres de Chine et des aquarelles ; plus tard, pendant ses missions navales, il utilisera le crayon ou le pinceau pour croquer un paysage, esquisser une silhouette, dessiner un portrait. L’œil est aux aguets, la main, nette et précise. » Gérard Courchelle, émission « Esprit critique », France Inter, 14 juin 2010

« Ouvrage fascinant, ce beau volume apporte un témoignage unique sur une époque et une personnalité que l’on ne finit pas de découvrir. » L’Objet d’Art, décembre 2009

 
 

                               

 
« Indispensable ! »
K, histoires de crabe, par Lydia Bacrie dans l'Express Styles
 

« Un livre à lire au plus vite. Bouleversant mais indispensable,
empli de courage, d'élégance et d'une stupéfiante vitalité.
Juste à l'image de son auteur. »


Extrait de l'éditorial de Lydia Bacrie,
L'express Styles du 16 juin 2010

 
 

                               

 
Suites byzantines, de Rosie Pinhas Delpuech
De nombreux échos dans la presse
 

« Les Suites byzantines [de Rosie Pinhas-Delpuech], évocations d’une jeunesse stambouliote bercée par un multilinguisme naturellement cosmopolite, sont un hymne au langage et à ce qu’il nous apprend du monde. […] Parsemé d’éléments autobiographiques, parcouru par les mots et les lieux de l’enfance, Suites byzantines dépasse de beaucoup la simple évocation impressionniste et autofictionnelle. Grâce à un relais original d’abord : celui du monde vu à travers les mots d’une langue, dont on comprend très vite qu’ils font bien plus que désigner des choses. Grâce à un style ensuite : une prose qui a la légèreté de l’évidence, accueillante et entraînante, irrésistiblement musicale. » « L’atelier d’écriture », par Benjamin Fau, Le Monde des livres, 19 mars 2010

« La narratrice nous entraîne dans les méandres d’une conscience enfantine, juive et turque, qui découvre que le monde se dit en plusieurs langues, et qu’il est fait de signes à déchiffrer. » Isabelle Vramian, Elle, 20 novembre 2009

« Ajoutant une seconde partie,
plus personnelle encore (elle y emploie le « je »), aux premiers textes qu’elle publia en 2003 sous le titre Suite Byzantine, Rosie Pinhas-Delpuech décrit avec une sensibilité attentive et une perspicace nostalgie scènes et personnages de ce monde perdu, l’Istanbul véritablement multiculturel où cohabitaient Juifs et Arméniens, Grecs et Russes blancs, élite stambouliote et villageois rustauds venus des profondeurs du vaste pays. Nous y suivons l’enfant, tous les sens aux aguets, de la maison natale, dans cette ruelle poétiquement appelée Poyraz Sokak, « rue du vent du nord », à l’île d’Antigoni/Burgaz, villégiature estivale où demeurait Sait Faik, grand nouvelliste que l’auteur, demeurant ainsi fidèle à la langue turque, traduit aujourd’hui. » Thierry Cecille, Le matricule des anges, février 2010
Lire l’article dans son intégralité.

 
 

                               

 
Nuit, de Tchulpân
« Une pépite ouzbèque », selon Aurélie Julia, sur le site du CNL
 

« Cette toile de fond politique ainsi que la description historique et documentaire, passionnante, de la vie traditionnelle dans l’Asie centrale musulmane de l’époque ne doivent pas faire oublier les qualités strictement littéraires de ce riche roman qui, tout en se tenant parfois aux lisières du conte, étonne par la modernité de son ton. » « Avant-critique », Véronique Rossignol, Livres Hebdo, 9 octobre 2009
 
« Un livre condamné par le régime stalinien que nous découvrons plus de soixante-dix ans après sa publication. À la fois roman des sentiments, de la modernité, d’une société traditionnelle d’Asie centrale, Nuit apparaît comme le texte exemplaire d’une littérature méconnue. Tchulpân (vers 1897-1938) brosse le portrait d’un monde au bord de la rupture et nous plonge au cœur d’un univers fascinant et étrange. Une œuvre qui propose un équilibre fragile entre tradition et progressisme. […] Le roman apparaît mobile, changeant, d’une souplesse fascinante, jeu de formes et de codes qui s’agrègent pour donner un rythme inimitable au récit, en équilibre entre l’immuable et le changeant. » « La modernité et la tradition », Hugo Pradelle, La Quinzaine littéraire, 16 janvier 2010
   
« L’intrigue relate les tribulations d’une jeune fille mariée de force à un caïd à la botte des Russes et de l’intendant de ce même caïd, homme intelligent et opportuniste qui rejoindra les rangs des réformateurs musulmans, ceux-là mêmes que fréquentait Tchulpân. Mais Nuit est aussi profondément moderne par sa forme très visuelle, cinématographique, proche en cela des productions issues des avant-gardes russes du premier tiers du XXe siècle. […] Tchulpân professe l’espoir d’un radieux changement. » « Modernité ouzbèque », Patrick de Sinéty, magazine Page, novembre 2009
 
 

                               

 
Le matricule des anges
Le mensuel de la littérature contemporaine
 
« Nous considérons que la littérature nous est nécessaire. » Ainsi se définissent (notamment) les animateurs de ce magazine indépendant d'informations littéraires (de qualité) sis à Montpellier et créé en octobre 1992. Chaque mois, Lmda offre des coups de projecteur sur des éditeurs, des revues et des événements littéraires, l’interview d’une personnalité du monde des lettres et de nombreuses chroniques de romans, recueils de poésie, pièces de théâtre… Diffusé à 7.000 exemplaires dans toute la France, mais aussi en Belgique, en Suisse et au Québec, Le matricule des Anges est disponible chez les marchands de journaux et dans les meilleures librairies.

De nombreux articles sont également proposés à la lecture sur le site du Matricule. Pour retrouver les chroniques dont ont fait l'objet des livres du catalogue des éditions Bleu autour, cliquez ici .
 
 

                               

 
Luc Baptiste salué par Le matricule des anges
Du village et enfin à la route du Karakoram
 

La parution de deux livres et d'une nouvelle de Luc Baptiste
est « l'occasion de découvrir un écrivain et photographe
qui trace un chemin entre la fixité des origines
et l'ailleurs qu'il faut rejoindre ».

Extraits :
« Les mots ne peuvent rien s'ils n'ont pas cette grâce austère que Luc Baptiste leur insuffle pour faire vivre un instant les êtres auxquels il s'attache. Ceux de son village natal [dans Le village et enfin], comme ceux qu'il a croisés ou côtoyés sur la route du Karakoram. »

À propos du Village et enfin : « Ce récit autobiographique réédité aujourd'hui avec une préface de Marie-Hélène Lafon, comporte une succession de portraits qui font entrevoir une humanité aux prises avec les rigueurs du travail et les langueurs de l'ennui. Un monde immuable où se débattent des êtres à qui le plaisir et la joie semblent interdits ou, plutôt, incongrus. »

Photographies : Le village et enfin s'ouvre sur une photographie (non reproduite) prise par Raymond Depardon : il y exprime sa fraternité avec le regard de cet artiste en commentant son portrait d'une paysanne de dos. Qu'elles saisissent des visages ou des paysages, les photos de Luc Baptiste qui, telles des eaux-fortes, relèvent le récit Sur la route du Karakoram, sont porteuses de la même sensibilité. »
Jean Laurenti, Le matricule des anges, n°93, mai 2008, p.31

Pour en savoir plus, « soyez un ange » sur le site de la revue.

 
 

                               

 
       
 
 


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